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Vie pratique

Médicament pour maigrir interdit en France

La commercialisation des premiers médicaments dont le but est d’aider à l’amaigrissement remonte aux années 60. Les sociétés pharmaceutiques essayent depuis cette période de mettre au point des substances permettant de combattre la faim, le manque d’activité, ou encore de débloquer des mécanismes métaboliques pour favoriser la perte de poids.

Au fur et à mesure des nouvelles découvertes scientifiques de nouveaux médicaments sont mis en vente pour aider à lutter contre l’obésité. Les nouveaux médicaments viennent souvent en remplacer d’autres, plus anciens, et dont l’utilisation est plus risquée pour la santé : le rapport entre les avantages (soin) et les inconvénients (effets secondaires) est pris très au sérieux car les effets secondaires peuvent mener à un lourd handicap à vie – voire à la mort.

De nombreux médicaments destinés à l’amaigrissement ont été retirés de la vente dernièrement. Sur cette page nous vous présentons ces médicaments devenus interdits en France, et leurs effets secondaires et les risques qu’ils représentent pour la santé.

Les médicaments interdits pour maigrir

En France tous les médicaments doivent obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour pouvoir être vendus, que ce soit avec ou sans ordonnance. Pour recevoir l’AMM le médicament doit être testé en suivant un protocole rigoureux en 3 phases imposé par les autorités sanitaires Françaises (qui délivrent l’AMM et dépendent de l’Etat Français).

Le plus souvent les effets secondaires graves sont détectés bien avant la délivrance de l’AMM et donc ces médicaments ne sont jamais mis en vente. Lorsque les médicaments suivent les 3 phases de test, et ne comportent aucun effet secondaire grave, alors ils obtiennent leur AMM et sont commercialisés jusqu’à être rendus obsolète (par une nouvelle molécule) – c’est le cas de la plupart des médicaments.

En revanche le protocole de test ne s’arrête pas et il existe deux mécanismes pour dépister les médicaments à risque après leur commercialisation : une 4ème phase de test, et une veille constante des hôpitaux et médecins pour signaler les effets secondaires subits par les patients. Les autorités Française peuvent également demander des tests supplémentaires aux entreprises pharmaceutiques (qu’elles ont alors pour obligation de mener).

Nous allons vous présenter uniquement des médicaments ayant reçu leur AMM puis retirés de la vente. Nous ne parlerons pas des médicaments n’ayant jamais reçu l’AMM (n’ayant pas réussi les 3 premières phases de test) car il en existe plusieurs centaines et ce sont des substances toxiques n’ayant aucun intérêt (énormément d’effets secondaires, et presque aucun effet bénéfique).

Une première molécule interdite est le Rimonabant, plus connu sous le nom d’Acomplia(son nom commercial). Cette molécule a été commercialisée brièvement en France entre juin 2006 et octobre 2008. Ses effets secondaires sont, entre autres, des troubles du sommeil (insomnies, cauchemars), des troubles musculaires (mouvements incontrôlés), ainsi qu’un fort risque de dépression et de suicide (se tuer soi-même) y compris chez les personnes n’ayant jamais souffert de dépression.

Une deuxième molécule interdite récemment est le Sibutramine (nom commercial Sibutral). Cette molécule a été commercialisée en France entre juin 2001 et janvier 2010. Ses effets secondaires sont des troubles du sommeil (insomnies), des céphalées (migraines), et surtout des troubles cardiaques comme des palpitations (battements du cœur irréguliers) ou une hypertension artérielle pouvant entrainer un infarctus (arrêt du cœur), un accident vasculaire cérébrale (possibilité de coma), ou encore une insuffisance rénale (arrêt des reins).

Enfin une troisième molécule récemment retirée de la vente est le Benfluorex (Mediator). Elle a été commercialisée en France entre 1976 et 2009. Les prédécesseurs du Benfluorex, la Fenfluramine (Ponderal, Ponderax) et la Dexfenfluramine (Isoméride), ont quant à eux été interdits à la vente en 1997. Les effets secondaires de ces molécules sont une valvulopathie pouvant entrainer une insuffisance cardiaque (faiblesse du cœur) et une hypertension artérielle pulmonaire (facteur de risques de maladies pulmonaires et cardiaques).

Les effets secondaires des trois molécules présentées sont gravissimes et ne sont pas toujours soignables. Ils nécessitent presque tous une hospitalisation d’urgence, et parfois un transplant d’organe pour pouvoir continuer à vivre normalement. Dans de nombreux cas ces effets secondaires résultent en un lourd handicap à vie ou la mort.

Alternative aux médicaments interdits

Il existe des alternatives à ces médicaments interdits, car les laboratoires pharmaceutiques mettent régulièrement au point de nouvelles molécules pour aider à combattre l’obésité. Il est bon de rappeler que l’emploi d’un médicament ne dispense pas d’efforts sur le plan alimentaire et du rythme de vie. Le médicament est une aide aux efforts d’amaigrissement, et pas un remplacement à ces efforts d’amaigrissement.

Les médecins prescrivent des médicaments amaigrissants uniquement aux personnes atteintes d’obésité (IMC>30) car l’utilisation de ces médicaments comporte des risques liés à leurs effets secondaires. Aucuns des médicaments interdits mentionnés plus haut sur cette page (Rimonabant, Sibutramine, Benfluorex) n’est vendu actuellement en France, que ce soit avec ou sans ordonnance.

La seule molécule anti-obésité commercialisée actuellement est l’Orlistat (nom commercial Xenical). Si vous êtes atteint d’obésité (IMC>30) consultez avec votre médecin pour lui demander conseil et éventuellement vous faire prescrire ce médicament. La prise d’un médicament n’est pas à prendre à la légère et devra toujours être faite uniquement sous la supervision d’un médecin.

Les efforts alimentaires amèneront toujours des résultats d’amaigrissement. Nous vous conseillons de changer votre alimentation progressivement (pour ne pas épuiser votre motivation) au rythme de 1 changement d’habitude par semaine, et 3 à 4 changements d’habitude par mois. Consultez notre page Comment maigrir pour apprendre pourquoi il est inutile de suivre un régime draconien ou de pratiquer un sport intensif pour maigrir.

Vous pouvez, en sus de changements alimentaires et d’un traitement médicamenteux éventuel, utiliser certains compléments alimentaires pour vous aider à maigrir. Les compléments servent à équilibrer l’alimentation, par exemple un complément alimentaire de fibre tel que l’inuline ou le psyllium contribue à réduire la sensation de faim. Si vous suivez un traitement médicamenteux demandez toujours l’avis de votre médecin avant d’utiliser un complément car certains annulent l’effet de médicaments.

Pour aller plus loin

Vous avez aimé le contenu de cette page ? Voici plusieurs autres pages de notre site pour vous aider à mieux comprendre l’amaigrissement.

Maigrir

La perte de gras se produit lorsque les apports énergétiques (alimentation) sont inférieurs aux dépenses énergétiques (activité du corps). Pratiquer un sport n’est pas indispensable pour maigrir. Nous vous expliquons comment maigrir sans vous démotiver.

Lire : Comment maigrir

Médicament

Les médicaments peuvent avoir un ou plusieurs effets permettant de combattre l’obésité. L’effet le plus connu est l’effet anorexigène (suppression de la faim). Nous expliquons l’effet des médicaments actuellement autorisés et ceux en cours d’autorisation.

Complément alimentaire

Les compléments alimentaires ne seront jamais classés comme des médicaments, car les laboratoires pharmaceutiques ne financent habituellement pas d’études couteuses sur des molécules dont ils n’auront pas l’exclusivité (brevet). Certains compléments se révèlent pourtant très utiles pour aider à l’amaigrissement.

 

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